À l’ère du numérique, où une grande partie des interactions quotidiennes se fait en ligne, une nouvelle forme d’exclusion émerge : l’illectronisme. Ce terme, contraction de "illettrisme" et "électronique", désigne la difficulté, voire l’incapacité, pour certaines personnes à utiliser les outils numériques de base comme un ordinateur, un smartphone ou un logiciel de traitement de texte.
Un frein à l’accès aux services essentiels
Aujourd’hui, la majorité des démarches administratives, des services bancaires et même de l’accès à l’information passent par Internet. Pour les personnes touchées par l’illectronisme, cela représente un véritable handicap. Ne pas savoir naviguer sur un site web, remplir un formulaire en ligne ou envoyer un e-mail peut compliquer l’accès à des droits fondamentaux, comme les prestations sociales ou la recherche d’emploi.
Qui est concerné ?
L’illectronisme touche principalement les personnes âgées, peu familiarisées avec les nouvelles technologies, mais aussi des personnes en situation de précarité, qui n’ont pas eu accès à une formation numérique adéquate. Même certains jeunes, bien qu’habitués aux réseaux sociaux, peuvent être démunis face à des usages plus complexes du numérique (création de documents, cybersécurité, démarches administratives).
Quelles solutions pour lutter contre l’illectronisme ?
Face à ce défi, plusieurs initiatives voient le jour pour accompagner ceux qui ont du mal avec les outils numériques :
- Des formations et ateliers gratuits organisés par des associations et des bibliothèques pour apprendre les bases de l’informatique.
- Des espaces publics numériques proposant un accompagnement personnalisé pour les démarches en ligne.
- Une simplification des plateformes numériques, avec des interfaces plus intuitives et accessibles.
Un enjeu majeur pour l’inclusion sociale
Dans un monde où le numérique devient incontournable, réduire l’illectronisme est une priorité pour garantir l’égalité des chances et l’accès aux services pour tous. L’éducation numérique doit être renforcée dès le plus jeune âge, mais aussi pour les générations plus âgées, afin que personne ne soit laissé pour compte dans cette transition digitale.